ATELIER EDUCATION : Parce que tout commence par là

Publié le 9 avril 2014

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VOIR LA VERSION DÉTAILLÉE DES PROPOSITIONS SUR L’ÉDUCATION

LE SYSTÈME ÉDUCATIF FRANÇAIS EN CHIFFRES ET EN DATES

Si vous souhaitez apporter une contribution plus longue que la publication d’un commentaire (en bas de page), à l’Atelier sur l’éducation vous pouvez nous envoyer vos propositions et les accompagner d’une pièce jointe via le formulaire de contact.

L’action de François Fillon, comme ministre et comme Premier ministre, a toujours été guidée par un principe simple : pour que notre pays soit performant, il doit avoir un système éducatif promouvant les valeurs d’excellence et de mérite, à contre-courant de l’égalitarisme voulu par la gauche.

Pourtant depuis longtemps, les ministres de l’éducation nationale ont souvent entrepris des réformes qui n’ont pas abouti aux effets escomptés, faute de temps parfois, mais surtout parce qu’elles se sont heurtées aux rigidités d’un des systèmes les plus lourds et les plus centralisés au monde. Ces réformes se sont souvent construites sans que les enseignants, les élèves et les parents d’élèves n’en comprennent la cohérence ni l’objectif recherché.

Depuis trois ans, l’action du gouvernement se caractérise par un grand bond en arrière : réforme des rythmes scolaires imposée, remise en cause de l’aide individualisée à l’école, des évaluations et des notes des élèves, des internats d’excellence, diminution de la place des savoirs fondamentaux au collège … tout cela en ajoutant des moyens . Or la France consacre 6% de son PIB à l’éducation et les comparaisons internationales montrent que ce n’est pas le niveau de dépenses qui compte, mais la bonne utilisation des moyens. Il est triste que notre pays n’ait pas de bons résultats dans la plupart des évaluations internationales.

Parce que tout commence par là, une transformation profonde et un vrai objectif qualitatif sont nécessaires dans l’enseignement scolaire: sur les contenus enseignés, sur l’organisation du système et sur le rôle des enseignants et des parents.

1 – Des programmes scolaires recentrés sur les fondamentaux

  • Avancer la scolarité obligatoire à 5 ans (au lieu de 6 ans) afin de donner aux élèves de l’école primaire une année supplémentaire d’apprentissage de la lecture en ayant recours à des méthodes efficaces
  • A l’école : consacrer les trois quarts du temps de classe à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul, des grands personnages et des grandes dates de l’histoire de France
  • Mettre fin à l’interdiction des devoirs à l’école élémentaire (devoirs faits à la maison, possibilité de les faire à l’école pour ceux qui le souhaitent)
  • Faciliter la transition école / collège : en sixième et cinquième, toutes les matières sont enseignées au total par 5 enseignants au plus
  • Au collège : approfondissement des savoirs fondamentaux et ouverture sur le monde et l’environnement économique (langues, économie, numérique, environnement) ; obtention du brevet nécessaire pour poursuivre au lycée
  • Au lycée : permettre à chaque élève de se consacrer en première et terminale à ses matières dominantes afin de mieux réussir son entrée dans l’enseignement supérieur
  • Allonger le temps scolaire pour terminer les programmes : faire passer les examens du brevet et du baccalauréat début juillet
  • Revaloriser le baccalauréat : 4 épreuves, une en français et trois dans les dominantes de la série, les autres disciplines étant notées en contrôle continu.

2 – Une ouverture plus grande sur le monde

  • Créer et utiliser effectivement des outils numériques, en faisant appel à des spécialistes pour aider les enseignants à organiser de nouveaux modes d’enseignement en classe
  • Prévoir au collège trois semaines de découverte de métiers, dont deux de métiers accessibles par l’apprentissage
  • Renforcer l’anglais à tous les niveaux avec des semaines intensives de pratique orale et une utilisation plus grande des outils numériques

3 – L’apprentissage, nouvelle voie d’excellence du secondaire au supérieur

  • Mieux préparer les jeunes à un métier correspondant aux bassins d’emploi en donnant aux régions – plutôt qu’aux rectorats – la responsabilité de l’enseignement professionnel et la possibilité d’adaptations régionales aux diplômes
  • Mobiliser tout le pays en faveur de l’apprentissage à 15 ans et redéployer les fonds destinés aux emplois aidés vers les aides aux entreprises pour favoriser l’embauche d’apprentis et pour augmenter leurs rémunérations

4 – Le sens de l’effort, de la transmission du savoir et de l’autorité réaffirmé

  • Rétablir au collège la note de vie scolaire supprimée par le gouvernement socialiste : respect des règles, assiduité, politesse, prise de responsabilité
  • Permettre aux chefs d’établissement d’exclure les élèves les plus perturbateurs et prévoir leur accueil dans des établissements chargés de les remettre sur la voie des apprentissages fondamentaux tout en corrigeant leur comportement
  • Demander aux conseils d’administration de se prononcer sur l’obligation d’une tenue unique pour les élèves

5 – Des écoles, des collèges et des lycées plus autonomes pour être plus efficaces

  • Maintenir la responsabilité de l’Etat pour la définition des principes et des programmes, du niveau exigé des professeurs et l’organisation des examens nationaux, et le contrôle du respect des règles de la République
  • Donner aux directeurs d’école de réels pouvoirs de promotion des professeurs
  • Confier la présidence du conseil d’administration à une personnalité extérieure
  • Donner aux chefs d’établissement du second degré le droit de recruter les enseignants
  • Confier aux établissements le choix des modes de soutien aux élèves qui en ont besoin
  • Donner à l’établissement le pouvoir d’organiser le temps scolaire en concertation avec l’ensemble de la communauté éducative
  • Rendre obligatoire la présentation au conseil d’administration des résultats de l’évaluation de la performance scolaire

6 – Des enseignants plus présents, mieux formés, mieux rémunérés

  • Revaloriser les traitements, en maîtrisant les effectifs et en développant une part « mérite » dans le salaire
  • Inscrire l’accompagnement des élèves et des jeunes professeurs dans les missions du professeur en augmentant progressivement le temps de présence dans l’établissement
  • Renforcer les capacités pédagogiques des enseignants à transmettre un savoir et une culture et à asseoir leur autorité
  • Créer un système automatique d’accompagnement des enseignants en difficulté et leur apporter une formation solide sur les recherches scientifiques dans les mécanismes d’apprentissage des enfants

7 – Des parents vraiment membres de la communauté éducative

  • Consulter obligatoirement tous les parents sur les grandes décisions de l’établissement
  • Faire élire par tous les parents un parent vice-président du conseil d’administration
  • Renforcer l’implication des parents dans l’éducation scolaire et notamment dans le suivi des résultats ou l’organisation de la vie scolaire (calendrier des contrôles)
  • Informer les représentants des parents du profil des postes d’enseignants à recruter
  • Prendre l’avis des parents dans toute évaluation portant sur l’établissement
  • Informer les parents (notamment les parents ne parlant pas français) des exigences scolaires
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  • On ne s’en sortira pas tant que le mammouth gardera sa puissance de nuisance. Une façon d’en venir à bout est de transférer aux communautés territoriales l’ensemble des pouvoirs, dont le recrutement des professeurs et le projet pédagogique; aux communes les écoles, aux départements (après la réforme des élus territoriaux) les collèges et lycées, et aux régions le supérieur

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  • Toutes ces propositions sont excellentes, dictées par le simple bon sens. Pour mieux les faire comprendre, pourriez-vous insister en introduction sur le fil conducteur qui les inspirent : celui qu’il faut privilégier la qualité à la quantité. A ce titre, la qualité des enseignants à tous les niveaux, moins nombreux mais mieux payés, est primordiale. La qualité s’obtiendra aussi par la décentralisation, libérant les initiatives et favorisant l’émulation (sur ce point FG de Boulogne a parfaitement raison).

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    • d’accord avec vous sur les propositions de bon sens exposées et sur vos propositions.
      Mais quelle réponse à la question basique : « Instruction » ou « Education » ?
      Condorcet ou Pelletier de Saint Fargeau ? (clivage idéologique déjà en 1792)
      S.B.

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  • Pourquoi, on ne ferait pas une approche plus scientifique de l’éducation ? On donne un cahier des charges à des chercheurs: par exemple – Les élèves doivent savoir lire à partir de 6 ans. Ensuite, les chercheurs étudient plusieurs méthodes sur plusieurs classes et en fonction des résultats proposent une méthode.

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  • Sophie Devedjian

    Je suis bien d’accord avec votre proposition de renforcer l’anglais : pourquoi ne pas commencer dès la maternelle avec des intervenants de langue anglaise, au moins pour toutes les écoles qui le souhaitent ?

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    • d'Amico Annette

      Renforcer l’anglais est effectivement une bonne chose. Mais dès la maternelle cela me semble excessif. La performance à tout prix est incompatible avec le bien-être de l’enfant. Laissons les vivre leur petite enfance tranquillement. L’introduction de l’anglais au primaire est une très bonne chose, amplement suffisante à mon avis.

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      • Bonjour,

        Il y a beaucoup à dire sur l’apprentissage des langues étrangères, mais il faut bien comprendre que si cet apprentissage se fait naturellement (avec des locuteurs natifs de préférence) dès le plus jeune âge, les tout petits n’en souffrent pas le moins du monde. Un petit est fait pour s’adapter à son environnement. Si ce dernier est riche culturellement et intellectuellement, cela ne pose pas de problème sur le plan cognitif si l’entourage est bienveillant. Mes enfants bilingues évoluent dans un cadre au sein duquel quatre langues différentes sont régulièrements utilisées depuis leur plus jeune âge. Cela ne les traumatise pas le moins du monde, et surtout cela sert de base à des jeux spontanément. Le multilinguisme est la règle générale sur notre planète.

        Cordialement,

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    • A l étranger, les films et series étrangères (hors dessin animé) sont diffusés en vost. .En plus de favoriser les productions francaises, la compréhension de l anglais serait mécaniquement amélioré.

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  • Globalement, en lisant ce programme, je me dis: « enfin! »
    Pourquoi? L’école est le creuset dans lequel se fonde la société de demain. Elle traduit aussi nos priorités du moment. Une des préoccupations de nos dirigeants est l’égalité, terme auquel il faut aussitôt adjoindre l’adjectif « républicaine » pour ne pas tomber dans le travers égalitariste et son corollaire dans l’éducation : le nivellement par le bas, et en final l’échec pour un nombre trop important d’élèves.

    Égalité républicaine, cela signifie que les seules inégalités acceptables sont celles fondées sur le travail et le mérite. Ce sont ces inégalités-là que la gauche est en train de détruire, y compris à l’école, pour promouvoir une prétendue égalité qui s’accommode de passe-droits, privilèges indus et autres discriminations positives.

    Dans le domaine éducatif, deux axes sont à privilégier : d’une part, la valorisation du travail et du mérite par la reconnaissance des résultats et des progrès de l’élève, sans jamais sacrifier aux objectifs. A force de faire comme si les résultats étaient secondaires, on voit le résultat : basse de niveau généralisée (enfin presque, les enfants des classes supérieures s’en sortent toujours, ce qui montre que l’égalitarisme aboutit en fait à donner une plus grande importance à l’origine sociale). Un cadre fait de discipline et de respect est évidemment indispensable, ce que souligne bien ce programme. D’autre part, la prise en compte des différences. La diversité des publics suppose une diversité d’approches qui ne peut se faire que sur le terrain. Favoriser l’autonomie des établissements est donc indispensable. Là encore, ce programme y répond.

    Autant que la réussite des jeunes, il s’agit de redonner aux enseignants le goût de leur métier. Ils travaillent sur de l’humain, il ne s’agit pas d’abord de respecter des programmes, des normes et des injonctions. Leur travail devrait s’élaborer par objectifs, avec une souplesse au niveau des moyens. Un bon enseignant est créatif !

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  • L’éducation aujourd’hui n’est pas une question de moyens mais de LIBERTE plus grande accordée aux enseignants, aux parents, aux conseils d’administration, pour mettre en œuvre au plus près de tous les gens concernés ces fameux moyens attribués n’importe comment et pour n’importe quoi dans la plus grande gabegie qui soit.
    Pourquoi ne pas s’inspirer des free schools anglaises en permettant, aux enseignants volontaires, il y en a !, de créer de petites unités d’enseignement avec une implication et responsabilisation plus grande des parents surtout en maternelle et primaire…sortir des carcans là aussi.

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  • Je suis tout à fait en accord avec les commentaires de GF Boulogne et gbri. Je souhaiterais surtout insister que le politique depuis des années fait des réformes de formes: les rythmes scolaires, l’aide individualisée à l’école ou non, l’évaluations des élèves, la méthode pédagogique etc. A mon avis le politique devrait laisser faire. Les innovations, les changements devraient émaner de l’école elle même: les professeurs, les parents d’élèves, la direction de l’établissement et surtout des éleves. En effet, cette idée d’eduquer la nation est malsaine et digne d’un régime autoritaire. Il faut dynamiter le mammouth pour que l’offre d’enseignement s’adapte à chaque situation et que les innovations puissent se faire. Evidemment que les pouvoirs publics ont un role à jouer: comment organiser le débat et la gouvernance entre la direction de l’école, les enseignants, les parents d’élèves et les élèves, comment financer l’école qui doit resté public. Pour les examens et les cursous idem, c’est une responsabilité du ministère. Mais je suis convaincu qu’il faille instaurer une autogestion des établissements, et le financement devrait aussi être davantage supporté par les pouvoirs publics locaux pour être plus réactif (Régions à taille humaine et non les monstres administratifs concoctés par le gouvernement actuel et fin du mille feuille administratif). Tout cela pour dire que le politique devrait cesser d’intervenir sur la forme de l’enseignement. En revanche il devrait bouleverser le cadre dans lequel l’enseignement se déroule. Cela permetrait aux acteurs qui sont à la base de l’école d’être écoutés, de faire des propositions, et mieux encore de pouvoir faire des choix indépendant. Les acteurs de l’école doivent devenir des acteurs véritables et non des « fonctionnaires » qui doivent fonctionner dans un cadre rigide mis en place par les hauts fonctionnaires de l’éducation nationale. Il faut dynamiter la pyramide.
    Quand gbri parle de responsabilisation des parents, ce nouveau cadre plus flexible responsabiliserait de facto les différents acteurs (dont les parents d’élèves) puisqu’ils participeraient à certains choix. Dominique Huger parle de la nécessaire prise en compte des différences en raison de la diversité des publics. La encore les acteurs auraient moyens de répondre à cette diversité puisque en auto-gestion. Idem pour l’anglais proposée par Sophie Devedjian. Imposer l’anglais à toutes les écoles de France depuis la maternellle serait autoritaire et compte tenu de la difficulté d’instaurer une telle mesure le flop est assurée. Par contre pour beaucoup d’écoles l’anglais dès la maternelle pourrait être instaurée à condition de ne pas l’imposer. Bref il faut une école flexible et différente d’un lieu à l’autre du territoire. Par contre le cadre et les examens, concours doit rester sous la compétence du ministère de l’enseignement public (le mot éducation nationale devrait disparaître).

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    • Tout à fait d’accoird avec vous sur pas mail de points, qui rejoignet ceux de GF Boulogne et GBRI.
      En effet, il est impossible de continuer avec le système actuel où ne subsistent aucune liberté ni pédagogique, ni de choix d’école, ni de promotion des meilleurs enseignants et enseignés.
      On pourrait en effet aller plus loin, par exemple en ce qui concerne l’école, le collège et le lycée:
      • Supprimer le ministère de l’éducation nationale et le remplacer par un conseil chargé de la gestion globale des ressources humaines (celles déléguées par les régions), de l’harmonisation des objectifs de programmes par cycle, du contrôle du niveau des résultats, et de la formation pédagogique des inspecteurs nationaux.
      • Déléguer l’ensemble des fonctions de l’actuel ministère aux régions, avec notamment obligation de créer une DRH et une inspection académique par région
      • Supprimer les examens nationaux, les remplacer par un carnet de résultats (dossier complet disponible sur Internet) ; accompagner les enseignants dans une approche proactive de la notation.
      • Supprimer toutes formes de monopole du public par rapport au privé
      • Rendre l’embauche des professeurs de la responsabilité des directeurs d’établissement, en permettant notamment l’embauche de professeur de langue étrangers (i.e. natifs dans cette langue)
      • Supprimer toute subvention aux institutions privées mais permettre la déductibilité fiscales – voire le remboursement – des sommes effectivement payées
      • Profondément remanier la pédagogie du secondaire en créant des classes à trois niveaux (excellence, normal, rattrapage) pour chaque discipline indépendamment (en sorte qu’un élève puisse être toujours des meilleurs en au moins une matière)
      • Séparer au collège les garçons et les filles à travers des matières et activités adaptées
      • Réinstaurer l’uniforme à l’école et au collège
      • Introduire des examens d’entrée aux Universités et Prépas

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      • En effet, le CAPES ne prouve en rien la compétence pédagogique. Cela prouve seulement qu’on sait apprendre des choses par cœur. Et les diplômes universitaires, ils ne valent donc rien? Moi-même, j’ai 20 ans d’expérience à l’étranger, je suis trilingue, mais je ne peux pas enseigner en France car le système est fermé (et actuellement le jeu n’en vaut pas la chandelle).

        C’est un problème de ressources humaines. Que l’on cesse de parachuter les enseignants dans les écoles, collèges et lycées. Les directeurs d’établissements devraient être responsables de la gestion de leurs enseignants, y compris les remplacements et l’embauche (sans parler de l’évacuation des profs catastrophiques). Je le répète : cela se fait dans d’autres pays. J’ai bien des amis à l’étranger qui ont trouvé un emploi stable dans un établissement où ils avaient été appréciés pour leurs qualités de remplaçants. C’est aussi une façon de sélectionner les meilleurs profs, de promouvoir l’embauche au mérite. Et que l’on écoute aussi le feedback des parents, qui à présent sont impuissants à retenir dans leur école les jeunes enseignants de valeur, aussitôt mutés ailleurs, et sont démunis devant des profs aux méthodes barbares, voire abusives.

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  • Quelques suggestions:
    - Maternelle:
    Introduction à une langue étrangère dès la maternelle et valorisation du bilinguisme

    - Primaire:
    Lancer une réflexion sur une simplification mesurée et progressive de l’orthographe

    - Secondaire:
    Promouvoir et développer les stages en entreprise auprès des écoles/universités et des entreprises.

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  • Dominique Huger

    Je constate que sur les cahiers des écoliers, les photocopies abondent. Au détriment de la copie qui est un exercice de synthèse et d’analyse, qui apprend l’orthographe, favorise la mémorisation et éduque au sens de l’effort. À vouloir gagner du temps, on perd en efficacité. Et au collège, cela donne des élèves qui ne sont pas capables de copier correctement un cours…

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    • Vous avez tout à fait raison de souligner l’abus des photocopies distribuées aux élèves au détriment de l’exercice d’écriture et d’orthographe.
      D’autre part, de bons manuels scolaires seraient utiles dans les classes primaires pour l’histoire, la géographie ou les sciences.

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  • Marie-Anne Casa

    Professeur des Ecoles 11° échelon 2500€
    Combien dans les autres pays équivalents?
    Comme dans toute entreprise l’adhésion, la motivation, la reconnaissance au sens le plus large dans une société passe aussi par une vraie revalorisation des salaires des enseignants et cela même les syndicats l’ont oublié! …

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    • Pas sûr qu’il faille augmenter les salaires de ceux qui sont déjà en place et ont accepté ce salaire. Mais augmenter sensiblement les salaires d’embauche pour capter les meilleurs.

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  • Ancien President de « créateur d’écoles »j’approuve vos propositions. Pour aller plus loin je suggère que les parents aient le choix de l’école en payant les frais de scolarité à l’établissement de leur choix. Un chèque de même montant leur serait remis par la caisse d’allocation familiale elle même approvisionnée par le budget.
    Pour rassurer les parents , Directeurs d’école et enseignants seraient recrutés par les conseils d’école sur liste d’aptitudes publiées par le Ministère.
    Bon courage

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  • En fin de collège un élève doit savoir quel type de mémoire il doit développer et favoriser. Les tests psychologique peuvent aider

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  • Cédric de Guido

    Ces propositions ont le mérite d’être remarquablement claires et concrètes, ce qui est assez rare quand les hommes politiques parlent d’éducation. Cela témoigne à l’évidence d’une réflexion fondée sur une bonne connaissance du milieu scolaire. Je voudrais toutefois signaler à l’attention des lecteurs de ces propositions, et de leurs rédacteurs, que les grandes vacances des enseignants ne sont pas considérées comme des congés payés, mais comme des « vacances », au sens strict, c’est-à-dire comme une sorte de chômage technique, non rémunéré. En d’autres termes, les enseignants ne sont payés que dix mois, et leur salaire est ensuite réparti sur douze, pour pallier sans doute d’éventuelles imprévoyances.
    L’allongement du temps scolaire, comme d’ailleurs l’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements, s’ils sont souhaitables, ne pourront donc voir le jour que si les enseignants eux-mêmes y sont financièrement incités.

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      • Cédric de Guido

        Monsieur,
        vous savez bien que contrairement à ce qu’affirme le SGEN-CFDT, le décret de 1948 a été depuis longtemps modifié ; qu’il n’existe pas d’échelon A+ dans la fonction publique ; que, s’il est vrai que les rémunérations des fonctionnaires d’Etat sont fixées par une grille indiciaire, il en existe en fait une multitude selon les corps et les grades, et qu’il suffit, pour payer moins un professeur tout en conservant l’apparence d’une équité bien illusoire (mais bien utile aux syndicats pour revendiquer au nom d’une prétendue communauté d’intérêts de toute la fonction publique) de faire débuter la grille à un indice inférieur. Un exemple : un professeur agrégé commence sa carrière à l’indice majoré 379, un officier de port 447, un conseiller technique de service social 428, etc. Tous sont fonctionnaires de catégorie A. Par ailleurs, le nombre d’années nécessaires au passage d’un échelon à l’autre est notoirement supérieur pour les professeurs. Il est donc particulièrement fallacieux d’affirmer, comme on peut le lire sur le site sur lequel vous renvoyez, que « les professeurs ont la même grille de rémunération que les autres fonctionnaires de ces catégories », affirmation qui n’a pas de sens car il n’y a pas de grille uniforme. Admettons donc que les professeurs sont comparativement moins payés que les autres fonctionnaires de même catégorie. A cela, je n’entrevois pas d’autre raison valable que celle mentionnée ci-dessus, quand bien même elle ne serait pas officielle.

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  • Je suis d’accord avec vous mais choisissez alors un ministre compétant pour réaliser votre projet pour le moment je n’en vois pas .

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  • L’ensemble des propositions est cohérent mais parfois c’est imprécis.
    Par exemple , « des enseignants plus présents » , »en augmentant progressivement le temps de présence ».C’est vague !
    La vraie question : fin des 15h de cours des agrégés contre les 18 aux certifiés , à responsabilités strictement égales et 20% de salaire en plus pour ceux qui travaillent …le moins : oui ou non ?
    Autre question : quand les profs seront dans la rue avec en tête des lycéens bien manipulés comme c’est toujours le cas , que ferez-vous ? (peur de débordements avec la police donc recul comme d’habitude ?)
    Voilà 2 questions précises . Pour ma part , je ne vois que le référendum pour réformer , les syndicats bloqueront toute évolution sérieuse .

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  • françoise nouméa

    Juste quelques idées: s’inspirer des professeurs qui réussissent et modéliser pour les autres. Former les enseignants à varier les méthodes et les supports pour ‘réveiller’ et stimuler tout en gardant une base répétitive pour rassurer l’apprenant, remettre le concept de travail à la mode. Encourager et simplifier les échanges poste à poste avec d’autres pays. Aide aux associations agréées d’échanges linguistiques et culturels. Valoriser et généraliser l’apprentissage tout en permettant les passages entre filières et le retour aux études à tout âge. En finir avec les limites d’âge pour les orientations. Ne pas limiter l’embauche au diplôme, mais plus prendre en compte le niveau d’études et la motivation à travailler.

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    • FARRUGIA Claude

      l’apprentissage comme en Suisse dés l’âge de 13ans, OUI. cela allègerait les effectifs des classes au collège. cependant il faut revenir aux classes de niveau ,cela permettrait de fixer en conseil pédagogique les acquits à atteindre avec une évaluation mensuelle. cela permettrait de surcroît un travail plus conforme à la formation des enseignants

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  • jean-marc loustalet

    augmentons la productivité des enseignants au lieu d’ en augmenter le nombre. Aujourd’ hui, moins de 140 jours de travail par an et un nombre pléthorique d’ effectifs du ministère de l’ éducation dans les bureaux au lieu des classes, ce n’ est plus tenable. Réduisons aussi le nombre de jours de vacances en faveur de plus d’ étalement des programmes dans le temps et de temps consacré au sport et autres activités artistiques etc… réalisées en commun dans le cadre de l’ école, favorisant ainsi concrètement la mixité et l’ intégration.

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  • Il faut avant tout réformer les commissions administratives paritaires qui gèrent les mutations de façon hallucinante. Avec du copinage syndicaliste, la course aux points (quitte à se pacser avec qqn qu’on ne connait pas), l’envoi des juniors dans des zones difficiles… Pensez l’organisation avec des hiérarchies qui soutiennent leurs équipes (pas la gangrene syndicaliste qui démontre ce qu’il y a de plus égoiste et corporatiste), des récompenses à ceux qui en font plus à la discrétion de l’établissement (ceux qui voient vraiment le travail qui est fait), des perspectives de changement (de matière, d’emploi, de classe, de région…). Aujourd’hui peu de gens veulent devenir enseignants, car on ne gagne pas bien sa vie par rapport aux efforts fournis (enfin tout le monde n’est pas à la même enseigne). Au final, les femmes choississent le confort de l’emploi du temps au détriment des perspectives d’évolution. Et l’image des femmes (même bac +5) se limite encore à leur présence auprès des enfants (famille ou élèves) , restant dans les catégories des moins bien payées comparé à leur niveau d’études.
    Il faut penser au changement de mentalité si vous ne voulez pas que les parents mettent leurs enfants dans le privé sous contrat et privent certains de la réussite par manque de moyens. Le choix des professeurs est important car ce sont eux qui vont transmettre les savoirs mais aussi les betises et les dogmes pendant plus de 15 ans.

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  • Vos propositions vont dans le bon sens et relèvent du bon sens, mais avec les autres ateliers cela fait du pain sur la planche ! les travaux d’Hercule étaient du gateau …. mais avoir le bon cap c’est déjà beaucoup, bon courage monsieur Fillon.

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  • Les critères d’évaluation du « mérite » d’un enseignant me semblent compliquer à déterminer et avoir des effets de bords négatifs.
    Les enseignants doivent être plus écoutés et leur autorité renforcée

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  • Pour terminer les programmes, il faut s’y consacrer…Combien d’heures par semaine sont consacrées (ou perdues) à de soit disant sorties éducatives ou de découverte.Il faut recentrer les programmes sur l’essentiel ou plutôt sur « l’indispensable »..On perd du temps et fin Mai, on commence à ralentir. On voit le résultat. Catastrophique.
    cordialement

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  • Des choses intéressantes mais
    il faut garder une éducation nationale et ne pas confier aux régions
    Il faudrait remettre les deux heures de cours supprimées par Sarko et diminuer les 108 heures de formation des enseignants qui sont bla bla et rétribuent fortement quelques pédogos
    Il faudrait diminuer de 15 jurs la durée des vacances, supprimer les tap
    maternelles : le matin insti, l’après midi éducateurs (des tap) et les instits vont aider les primaires
    supprimer les tap
    collèges : non pas 5 profs c’est un faux problème les élèves s’habituent très vite
    ouverture sur le monde : 3 semaines de stage : vous trouvez où les stages ? , les élèves n’ont pas le droit de travailler trop long ou alors à faire pendant les vacances
    pratique orale oui pourquoi pas une semaine de pratique professionnelle mais dans le collège
    prévoir après apprentissage possibilité de faire une année pour culture générale ou meilleure formation
    enseignants recrutés par concours et non par des petits « roitelets » locaux
    attention trop de pouvoirs aux parents
    il suffit de remettre du temps de travail et enlever les perturbateurs des cours et effectuer des contrôles des connaissances

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    • Je suis d’accord point par point avec Mylène et dans les imprécisions: Latin et grec? si utiles (non égalitaristes) mais aides pour la pensée et
      pour rétablir l’échelle sociale.

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  • chacun sait une année scolaire : une semaine en moins pour épidémie (gastro…: moitié des élèves donc pas de cours efficace) une semaine intempérie : les cars ne roulent pas, une semaine de grève élèves ou profs, stages .journées… et c’est du vécu donc préparez nous qq chose
    ps : pourriez vous mettre une adresse mail sur votre site merci

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  • Ce programme a été préparé entre vous. Vous a avez une chance : beaucoup d’enseignants dont moi au ps sont fatigués des mesures depuis des années. Certains sont tellement écoeurés. Si vous voulez les récupérer lisez le programme du SNALC et remettez du travail (du vrai) des heures , des efforts avec contrôle pour élèves et rétablissez l’autorité. Surtout pas votre autonomie et laissez les parents jouer chez eux leur rôle de parents

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  • programme bien réfléchi ,appuyé de commentaires intéressants.
    imaginons avoir les bons programmes.
    j’aimerais que l’on parle de comment les mettre en oeuvre.
    cela est au moins aussi compliqué politiquement si ce n’est plus.
    Enfin un souhait personnel, dans les programmes. Apprendre à compter « dépense -recette » dès le plus jeune age; cela nous évitera des décennies de personnes qui ne savent toujours pas gérer un budget personnel ou comprendre le financement et la gestion d’un pays.

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  • un complément à ma participation:

    dans une entreprise, on prendrait le problème à la base.
    que veut-on faire?
    que doit-on enseigner?
    avec quels moyens?
    ensuite, comment restructurer l’outils actuel?
    enfin,mise en oeuvre des moyens… planning, délais.

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  • Le Ministère de l’éducation est trop gros.
    Il faudrait rattacher les écoles d’Ingénieurs à un autre Ministère, par exemple à un Ministère de l’Industrie,
    Il faudrait aussi rattacher les facultés de droit au Ministère de la Justice et les facultés de médecine au ministère de la santé.
    Les facultés des sciences pourraient peut-être être rattachées au Ministère de l’industrie, mais je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure solution.
    Enfin la Philo doit devenir en terminale une matière facultative.

    Une question : que fait-on des facultés de lettres qui conduise souvent au chomage ?

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  • Et si l’on cessait de traiter les enseignants comme du bétail?
    Le système des mutations, s’il fait le bonheur des déménageurs, est brutal et inhumain. L’Education Nationale brise des familles qui se retrouvent de facto monoparentales (je n’invente rien: une maman mutée à Toulouse, le papa qui a dû rester seul à Montpellier car sa mutation a été refusée, une petite fille qui grandit sans son père). On n’est plus à l’époque coloniale, où l’on envoyait les fonctionnaires au fin fond de l’Atlas! En tant qu’étrangère, je suis choquée de voir le manque de respect et l’abominable, archaïque gestion des ressources humaines dans l’Education Nationale.
    J’ai enseigné moi-même le latin, le français, l’italien et l’anglais à l’étranger, mais il est hors de question pour moi de travailler ici, en France, dans des conditions pareilles, et qu’on me sépare de ma famille sous prétexte que je n’ai pas « assez de points » pour prétendre travailler dans la même région où j’habite. Qu’on me donne un collège difficile dans ma ville, ce sera avec plaisir, mais pas à l’autre bout du pays. Actuellement je gagne moins avec mes cours privés, mais au moins je suis indépendante.
    Cessons d’abord de traiter les enseignants comme des pantins, des «pions» sur un échiquier. La solution évidente, c’est de gérer les carrières au niveau régional, cela se fait en Suisse et ailleurs dans le monde à l’entière satisfaction des enseignants qui peuvent enfin se consacrer à l’essentiel, leurs élèves, sans soucis de précarité.

    A bien y réfléchir, il n’est pas étonnant que les enseignants ainsi brimés s’attachent aussi maladivement à quelques maigres privilèges, et résistent en fin de compte à tout changement de système, même les mieux pensés : comme nous tous, ils ont besoin de stabilité. Cumuler la gestion des mutations, les réformes et les changements incessants de programmes, c’est trop pour des êtres humains ! Proposons-leur d’abord des conditions de vie correctes, et on les trouvera sûrement plus réceptifs aux changements.

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  • Une proposition simple, si je puis me permettre, qui me vient à l’esprit à chaque rentrée quand on déplore à l’infini le poids des cartables : j’ai été étonnée d’apprendre qu’en France les enseignants restaient en classe, et les élèves se déplaçaient à chaque cours. Cela est parfaitement absurde, probablement le seul exemple au monde. Le reste du monde (eh oui, il y a d’autres territoires et d’autres mœurs en dehors de la France) déplace le prof, plutôt que 30 gamins excités une fois par heure ou toutes les 2 heures. Sauf bien sûr pour les cours nécessitant des salles spéciales tels que les sciences, musique, dessin, sport…
    Cela donne une meilleure gestion des salles et des enfants, une meilleure gestion du matériel scolaire qui peut rester dans le banc au lieu d’être trimballé partout, et des enseignants qui ne doivent pas perdre 10 minutes de cours pour calmer la classe.

    On me dit que cela a été proposé dans le passé, mais rejeté par les syndicats d’enseignants. On ne leur a jamais expliqué qu’à leur âge il faut combattre la sédentarité ? Leur petit confort est-il donc plus important que la logique et le bon sens ?

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    • Chère Madame,

      Ce principe d’affectation d’une classe aux élèves avec les professeurs qui se déplaçent (sauf pour les cours requérant des dispositions particulières ainsi que vous les décrivez) existaient dans les années 60/70. Au fil des gouvernements qui passent, des modes et des essais d’ingénierie scolaire et sociale divers, les valeurs ancestrales s’étiolent et se diluent grâce à des « têtes folles » au nom de la compétitivité (!) confondue avec la réalisation de soi-même, petit diamant au sein d’un chef d’oeuvre d’orfèvrerie global. Platon, Socrate et Démocrite se perdent dans les brumes de l’inconscience ignorante des principes fondamentaux et naturels de la vie humaine. Partage de belle lecture intemporelle en dehors de ces considérations habituelles : http://frequentiels.com/livres/ Le Kybalion et Trois initiés, en bas de page… si le coeur vous en dit.
      Cordialement.

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  • François d'Arbaumont

    Inutile de tenter de réformer le collège tant qu’un examen ne validera pas l’entrée en 6ème et vérifiera que l’enfant maîtrise la lecture, l’écriture et le calcul ; a minima pour poursuivre

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  • Éducation : c’est un ensemble… La famille y tient un rôle éminent si elle n’abdique pas. Les enseignants y participent, mais surtout leur rôle est d’instruire nos enfants. Alors il faut renommer « Instruction nationale » ce qui est actuellement « Éducation nationale » ; les rôles, objectifs et obligation de résultats des enseignants seront ainsi parfaitement établis !

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  • Ping : Fillon : Lettre aux enseignants | Groupe Gaulliste Sceaux

  • Quelques remarques rapides et variées :
    - Examen d’entrée en sixième à réinstaurer / il ne sert à rien de laisser passer des élèves qui vont forcément décrocher (ou prévoir des classes de rattrapage…)
    - Quid de la remise en cause du collège unique pour vraiment prendre en compte les aptitudes différentes des élèves (études générales et professionnelles)
    - Reprise de l’idée des tests psychologiques dès le primaire puis au collège, voir au lycée pour révéler les potentiels de chacun de manière constructive
    - Réintroduire les travaux manuels pour tous dès le collège (travail du bois,…) ce qui permet une prise de conscience pour ceux qui sont doués et pour les autres de la valeur du travail manuel
    - Lutter contre l’absentéisme structurel des professeurs (rotation des absences qui aboutit à une perte considérable du nombre véritable d’heures enseignées…)

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  • Bonjour, je pense qu’il est grand temps de réformer le système scolaire et les programmes en s’inspirant également des façons auxquelles cela se passe dans d’autres pays Européens. La France est seule à donner 16 semaines de vacances, voire plus lors que le collège/lycée organise le bac. Donc soit l’enfant est en vacances, soit il est face à des journées à rallonge d’école et de devoirs maison. Rien de tout cela ne respecte le rythme biologique de l’enfant et son droit à s’épanouir et à apprendre à vivre de façon équilibrée entre apprentissages scolaires, découvertes extra scolaires (sports, loisirs, détente, créativité), vie sociale et familiale. Pour avoir fait toute ma scolarité jusqu’au bac au Pays Bas et avoir élevé 3 adolescents dans le système scolaire français, à mes yeux l’éducation nationale française est plus synonyme de « carcan déprimant » où il faut se conformer à tout prix. Il est grand temps que l’école/collège/lycée devient un lieu de bien être et de développement, qui respecte l’individualité de chaque enfant en permettant de le valoriser et de l’ouvrir au monde. Déléguée de parent d’élèves depuis 2000, l’implication des parents dans la réflexion me parait aussi essentielle pour inventer l’école de demain.

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  • Ancienne enseignante, je pensais qu’il était nécessaire de redéfinir des fondamentaux pour chaque niveau de l’école primaire pour que chaque enseignant puisse passer du temps dans les phases de consolidation des acquis bien souvent délaissés dans les classes sous prétexte qu’il faut boucler le programme.
    Comment mettre un toit sur des murs instables posés sur des fondations médiocres !
    Au collège, je suis convaincue que les professeurs doivent avoir une plus grande connaissance du monde du travail ( ils n’ont jamais quitté les bancs scolaires !!! Et ont une vision rétrécie des autres professions ) pour éviter de porter des jugements de valeur sur des professions dites manuelles ! Il faut favoriser toutes les intelligences et être capable d’accompagner le jeune dans son projet de vie d’adulte, sans dénigrer tel ou tel type de formation. Un de mes enfants , qui n’était pas purement scolaire ne voulait pas en 4 eme faire l’option DP3( découverte professionnelle) proposée dans l’établissement parce que c’était pour lui l’option pour les nuls…

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  • Totalement d’accord. Je trouve scandaleux que le bac soit maintenant « donné » en abaissant la moyenne pour permettre à un ministre incompétent de prétendre qu’il y a 98% de réussite!
    De mon temps et ce fut mon cas, on devait avoir le bac (le vrai) au plus tard à 16 ans, à présent la normalité c’est 18 ans.
    Quant à l’informatisation de l’école, quand bien même c’est la destinée de l’humanité, il est scandaleux de faire croire que c’est avec cet artifice que l’on fera des jeunes des gens épris de leur travail et d’un travail bien fait.

    Encore bravo pour votre proposition pour cet animal malade qu’est Notre Education Nationale.
    MK

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  • Enseignante en primaire depuis 25 ans , nos conditions de travail se sont bien dégradées ; On nous demande toujours plus ( anglais , informatique ;histoire des arts … ) en oubliant l’essentiel : savoir écrire correctement , comprendre et lire le français, savoir compter , raisonner et cela sans la calculatrice et connaître l’histoire de notre pays et ses fondements ses origines…
    J’ ai un bac +5 mais j’en suis désolée,je ne sais pas tout et suis incapable d’enseigner correctement l’anglais , l’informatique…à mes élèves . Je n’en ai pas les compétences ni la formation…Je suis portant régulièrement des formations et je précise sur mes temps de congés mais je ne peux pas tout enseigner …. Je préfère en rester à ce qui me parait essentiel pour des enfants de 2 à 11 ans , le français , les maths ; la culture générale( hist/géo/sciences) et un peu de sport ….Quand reviendrons-nous à un enseignement plus ciblé, moins éparpillé …?
    Devant élèves je fais 27 heures mais rajoutant les corrections , les préparations ( que je refais régulièrement )les réunions … on arrive à près de 50 heures/ semaine pour
    1 600 € / mois – professeur des écoles 9 ème échelon ) chercher l’erreur …

    Nos dirigeants qui n’ont jamais enseigner en primaire ou enseigner tout court viennent d’interdire le redoublement alors que dans le même temps on nous dit que les petits français ne savent pas lire .
    Je n’ai jamais fait redoubler un enfant par plaisir mais par nécessité et pour lui permettre de souffler dans sa scolarité . A quoi cela sert-il de faire passer un enfant en grandes difficultés sinon qu’à l’entraîner vers un échec encore plus prononcé?
    Quand demanderont-ils vraiment à la base , à ceux qui travaillent tous les jours avec les enfants et non plus aux énarques qui n’ont mis les pieds que dans les <>en fac ou en terminale comment réformer l’école …?

    Je rajouterai qu’en tant que parents , l’école pour tous n’existe pas . L’école pour tous ceux qui ont de l’argent existe si mais que malheureusement si nous n’avons pas les moyens et même si nos enfants sont brillants , les études après le bac ne sont pas possibles faute d’argent ( loyer , études ….

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  • Je suis globalement d’accord avec vous,mais vous feriez un grand pas en avant en supprimant « éducation nationale « par « instruction publique « . L’éducation relève des parents et l’ instruction de l’école . j’aimerais avoir une réponse sur ce point précis . Merci

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  • Simon Theuveny

    je ne pense pas du tout que remplacer des cours en école par de la formation « numérique » dans l’entreprise soit une bonne idée.
    ça ne remplace pas un cours « sur le vif » avec échanges avec le professeur, ça ne convient pas à un certains nombre d’apprentis et ils risquent en plus de négliger cet aspect qui est souvent rébarbatif.
    je sais que les jeunes ont pris l’habitude du numérique mais surtout en loisir.
    personnellement (c’est vrai que j’ai 49 ans), ça ne m’aurait pas du tout convenu.

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  • Alain Le Minoux

    Votre projet sur l ‘Education me semble solide , cohérent et novateur.Il est vrai que vous avez été sous Jacques Chirac un excellent ministre de l ‘Education Nationale, donc vous avez l ‘expérience de ce dont vous parlez en la matière.Personnellement en tant qu ‘enseignant je vous apporte toute ma confiance car vous avez un vrai programme déjà fortement élaboré dans ce domaine.;Bien à vous, cher François

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  • Une idée qui ferait faire énormément d’économie à l’Etat : que les enseignants du public aient le même statut que ceux de l’enseignement privé avec une retraite CPAM et une complémentaire , comme tous les salariés du privé en France ! Faites tourner les calculettes …

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  • ET les langues anciennes dans tout cela? reviendriez-vous d’emblée sur la réforme de mme Vallaud-Belkacem qui tue notre profession?

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  • Que pensez vous de formation des professeurs ? Ma femme en reconversion professionnelle viens d’obtenir le concours du CRPE (enseignement primaire et maternelle), depuis la rentrée, c’est un fiasco. Les jeunes instituteurs ne pas accompagnés, on les lâches dans la nature! 1/2 temps avec une classe 1/2 temps l’école de formation des maîtres ou on ne vous apprend pas a donner des cours mais il n’y a que que de la théorie, on explique que les jeunes doivent se débrouiller par eux mêmes, difficile de démarrer devant des enfants lorsque on ne vous apprend pas a les gérer, on ne vous donne pas de cours (c’est vous mêmes qui devait les créer) en + vous devez sur la même annee repasser un master MEF et un mémoire en fin d’annee. La formation des maîtres doit être revu on doit plus les lâcher dans la nature comme cela. La gauche a augmenté les postes mais pour réduire les coûts, c est la formation qui trinque, avant les maîtres avait 1 annee de formation avant d’avoir des élèves, la ils sont sur les tas. A votre disposition pour communiquer sur le sujet ma compagne était ingenieur dans le privée durant les 10 dernières annees

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  • En référence aux clivages entre visions éducatives telles qu’existant déjà en 1792, celle de « Force Républicaine » mériterait d’être mieux explicitée.
    Est-elle plus proche des vues de Condorcet ou de celles de Pelletier de Saint-Fargeau ?
    « Instruire » ou « Eduquer » ?
    Les objectifs généraux plus explicites mériteraient d’être mieux définis.
    S.B.

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  • Monsieur le Ministre,
    Je ne peux qu’être réconforté par vos propositions sur l’éducation nationale, mais pas encore rassuré quant à la capacité d’entreprendre ces réformes. Il faudra faire face à la puissance syndicale qui gouverne de facto l’éducation nationale et a tout intérêt au système centralisé actuel : gestion des carrières des enseignants, de leurs promotions et des rémunérations, défense des avantages acquis, élimination de toute influence –intervention des parents d’élèves. Comment obtenir plus de temps de présence des enseignants alors que tant d’entre eux ne sont jamais face aux élèves ?
    Mais surtout comment lutter contre cet esprit délétère qui mine éducation et instruction depuis mai 68, comment arrêter cette déconstruction systématique de l’école engagée depuis quarante ans ? Quatre décennies que les épigones du sociologue Pierre Bourdieu ont usurpées le pouvoir au ministère de l’éducation nationale et mènent une lutte couronnée de succès contre l’élitisme républicain de jadis.
    Comment lutter contre le mensonge et l’utopie de la « réussite pour tous » au détriment de l’égalité des chances qui donne à chacun sa juste place selon ses aptitudes et son mérite, contre la perte d’autorité des enseignants, contre le pédagogisme dont une minorité fait son miel, contre la mort de l’humanisme, la haine de l’effort (et le fait de l’assimiler à l’ennui) et de la sélection, la théorie du genre destructrice des fondamentaux de notre société ?
    Comment rendre ce métier d’enseignant attractif autrement que par la durée des vacances ? Comment augmenter la proportion d’enseignants masculins bien trop faible aujourd’hui pour accompagner nos enfants dans la vie, et cela sans imposer des quotas comme dans les entreprises ?

    Répondre
  • Monsieur le Ministre,
    Je ne peux qu’être réconforté par vos propositions sur l’éducation nationale, mais pas encore rassuré quant à la capacité d’entreprendre ces réformes. Il faudra faire face à la puissance syndicale qui gouverne de facto l’éducation nationale et a tout intérêt à préserver le système centralisé actuel qui leur assure une main mise complète sur la gestion des carrières des enseignants (promotions et rémunérations), permet la défense des avantages acquis, l’élimination de toute influence –intervention des parents d’élèves.
    Comment obtenir plus de temps de présence des enseignants alors que tant d’entre eux ne sont jamais face aux élèves ?
    Comment lutter contre cet esprit délétère qui mine éducation et instruction depuis mai 68, comment arrêter cette déconstruction systématique de l’école engagée depuis quarante ans ? Quatre décennies que les épigones du sociologue Pierre Bourdieu ont usurpées le pouvoir au ministère de l’éducation nationale et mènent une lutte couronnée de succès contre l’élitisme républicain de jadis.
    Comment lutter contre le mensonge et l’utopie de la « réussite pour tous » au détriment de l’égalité des chances qui donne à chacun sa juste place selon ses aptitudes et son mérite, comment restaurer l’autorité des enseignants dans une société où l’autorité des parents est bafouée, comment s’affranchir du pédagogisme dont une minorité fait son miel.
    Comment lutter contre la mort de l’humanisme, la haine de l’effort (et le fait de l’assimiler à l’ennui) et de la sélection, la théorie du genre destructrice des fondamentaux de notre société ?
    Comment rendre ce métier d’enseignant attractif autrement que par la durée des vacances ? Comment augmenter la proportion d’enseignants masculins bien trop faible aujourd’hui pour accompagner nos enfants dans la vie, faudra-t-il imposer des quotas comme dans les entreprises ?
    Comment augmenter les droits d’inscription à l’université pour pourvoir financer des campus de qualité, des équipements modernes, les bourses aux plus méritants sans que les étudiants ne descendent dans la rue ?
    Aller vous pratiquer un « spoil sytem » à l’américaine pour débarrasser le mammouth de toutes ces influences néfastes et permettre la mise en œuvre de vos propositions ?

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  • Dans éducation, il y a éducation civique, avec un « service civique » à mettre en place (en lieu et place du service militaire) dont les objectifs sont de casser les codes et communautarismes de nos nouvelles générations.

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  • GERARD DE ANGELI - Membre LR - VOSGES

    Depuis près de 60 ans, on tente de réformer l’Education Nationale en France de l’intérieur, mais rien n’a jamais changé, – En l’état, le système est in-réformable, – Parce qu’un tel système n’est contrôlé (et contrôlable) par personne, sauf par les syndicats d’enseignants, qui en sont les principaux bénéficiaires, car ils savent comment utiliser le système à leur profit pour donner les meilleurs chances à leurs enfants – Sa taille et son caractère centralisé le rendent totalement ingérable, d’où gâchis de ressources et inefficacité, – la seule solution est de casser le système en systèmes régionaux autonomes – rendre les établissements autonomes, voire les privatiser, comme le font les Anglais, changer le statut des personnels (contrats de droit privé) pour faciliter les évolutions. On sourit aux petites réformettes dans la douceur et l’harmonie que propose votre concurrent Alain Juppé. Elles ne donneront rien, pas plus que les autres. La France a besoin d’autre chose. Votre approche semble plus réaliste ! Bien cordialement – GERARD DE ANGELI Membre LR, Fédération des Vosges

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  • je viens de lire le programme: plutôt convaincant, avec ses propositions claires et de bon sens; les commentaires positifs et constructifs dans l’ensemble,. Bref tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes à venir!
    C’est un peu facile, non? Car la seule question qui vaille, de loin la plus difficile, est bien : comment mettre en place ce programme?
    Et avant cela, pourquoi n’est-on jamais arrivés à rien sauf à compliquer sans cesse le  »machin »?
    Pourquoi les meilleurs Ministres de l’Education Nationale ont  »calé »?
    Quelles sont les causes du désastre, car c’en est un, de  »l’Education Nationale »?

    Ma vision, sans doute un peu trop simple et partielle, se résume ainsi:
    - il y a beaucoup trop de services, commissions, et d’intelligents en tous genres qui sont autorisés (?) à donner leur avis sur les réformes. Comment vous les supprimez durablement ? (économies en vue…)
    - des syndicats gèrent leur rente de situation. Comment vous réduisez leur pouvoir, leurs privilèges ? Comment vous ouvrez la représentation syndicale à des nouveaux venus?
    - Qui va refondre les programmes, loin des esprits fumeux ?
    - Qui va pouvoir réduire la durée des vacances à la moyenne européenne sans provoquer un blocage général du pays?
    - Et la liste peut s’allonger…

    Quelques propositions:
    - S’attaquer à une organisation trop lourde,réduire drastiquement l’administration centrale et décentraliser (attention à ne pas recréer des bébés Mammouth dans les provinces)
    - Se fixer des objectifs de ratios : enseignants par élève, personnel non enseignant par élève . Classement par région etc..
    - Réduire significativement (50%) les options en tout genre, les activités
    extra scolaire etc…
    - Créer des points de contact école- monde du travail ( le pouvoir aux chefs d’établissement sur ce point)
    - Et la liste peut s’allonger

    NOTA 1 : un programme sans les moyens d’actions clairs et crédibles, sans calendrier d’application, ça s’appelle des promesses

    NOTA2 : le Général De Gaule a tué la IV République, il s’est doté d’une constitution solide pour remettre le pays d’aplomb.
    Vous n’arriverez pas à remettre l’Ecole sur les rails sans tuer le Mammouth. Il ne s’agit pas de le faire maigrir, il s’agit bien de le remplacer par une autre organisation.

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  • J’ai le sentiment que les réformes proposées manquent d’audace.
    Le système de l’éducation nationale est en faillite à bien des égards et parait totalement irréformable, à cause notamment de la main mise des syndicats : le contenu des savoir transmis est de moins en moins ambitieux, au nom d’un égalitarisme absurde, notre langue n’est plus enseignée comme il le faudrait, l’école n’intégre plus les élèves d’origine étrangère etc… Le système est en plein naufrage et pourtant, depuis des années, rien d’utile n’est fait pour le réformer. Le constat est totalement déprimant.
    L’une des solutions pourrait consister à « contourner » ce système en remettant en cause la règle non écrite absurde et immuable selon laquelle le public doit représenter 80 pour cent des effectifs et le privé 20 % alors que de plus en plus de parents souhaitent mettre leurs enfants dans le privé où, globalement, les classes sont mieux tenus et la transmission des savoirs plus valorisée. Or, cette règle stupide empêche de répondre aux souhaits des parents.
    On pourrait aller plus loin encore en organisant un financement par l’Etat (ou les régions) de tout établissement scolaire, qu’il soit public ou privé, sous réserve que l’établissement respecte certaines règles générales fixées par l’Etat (telles que le respect de la devise de la république, de l’égalité homme-femme, l’accueil de tous les élèves sans distinction d’origine, de religion… ainsi que le respect de programmes définies en termes très généraux). Dans ce cadre là, l’Etat verserait un forfait par élève, qui serait le même pour tous les établissements publics ou privés… et une grande autonomie serait laissée à chaque établissement pour recruter les profs, fixer son organisation, ses méthodes…une concurrence stimulante pourrait apparaitre entre les établissements
    Tout ceci est sans doute plus facile à dire qu’à faire… mais au point où nous en sommes, des solutions audacieuses s’imposent de toute urgence. Ce sujet me parait essentiel; Des signes d’espoir apparaissent aussi avec des initiatives telles que le réseau espérance banlieue…qui ne fonctionne pourtant qu’avec des dons de personnes privées. Il faut aller dans ce sens; Ce point sera décisif dans mon choix de vote à la prochaine élection présidentielle.

    Enfin, pour ce qui concerne les langues étrangères : l’enseignement de l’anglais est nécessaire, mais il faut mettre l’accent également sur l’apprentissage d’une autre langue : cela parait essentiel pour comprendre nos voisins et le monde qui nous entoure

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